• Jean Malgré Moi

Top 10 des stories Instagram qui perdurent autant qu'elles agacent

Mis à jour : juil. 9


Nous ne connaissons que trop bien les travers des réseaux sociaux, nous sommes nombreux à les consulter (ou pas), nombreux à critiquer les posts et pourtant toujours au premier plan pour les alimenter et leur accorder une tribune. Mais qu'en est-il de nos stories ? Le but n'est pas de juger car tout est relatif, mais suis-je le seul à remarquer que certaines stories peuvent se répéter ?


1 - Le fameux et tant attendu "New Post"


Si vous suivez comme moi, de nombreux comptes (trop), vous avez certainement déjà remarqué ces stories "new post". Vous savez, celles qui consistent à alerter vos followers qu'il est temps de liker et commenter en masse votre nouveau selfie salle de bain que vous venez de poster sur votre feed. Je serais en mauvaise posture de le critiquer l'ayant moi-même plus d'une fois effectué. S'il est vrai que percer sur Instagram semble être un objectif à atteindre, nous devons admettre que son algorithme parcimonieux ne nous laisse que peu de chance d'obtenir une forte visibilité. Ainsi, il paraît logique de vouloir optimiser la visibilité de notre galerie. Elle semble d'ailleurs avoir du sens lorsque certains postent très rarement, mais n'est-elle pas un poil éreintante lorsqu'il s'agit d'Instagrameurs pouvant poster plus de 3 photos par jour et ce 7 jours sur 7 ? Je vous laisse compter le nombre de "new post" que cela fait par jour et puis ce n'est pas comme-ci nous étions tous des célébrités en pleine promo de leur business hein...





2 - Le partage abusif que personne ne suit



J'adhère énormément au principe de l'échange, les réseaux riment avec partage mais soyons honnête les amis, trop de partage tue le partage. Et lorsque certains se lancent dans l'opération "défions l'algorithme partage mon compte et je partagerai le tien", ces combines servent-elles réellement à quelque chose ? Consultons-nous réellement tous ces (clones) comptes ? Aussi, d'autres souhaitent tellement gratter 2, 3 ou 4 followers qu'ils sont prêts à partager n'importe quels comptes. La situation la plus drôle je crois, c'est ce compte qui me mentionne un jour dans sa story en écrivant "Go follow @jeanmalgremoi mon compte préféré". Mais, comment pouvait-il prétendre cela, alors qu'il ne m'avait jamais suivi, jamais liké, encore moins commenté ou même parlé ? Excepté pour me demander la minute qui suivait de bien vouloir le promouvoir à mon tour... Ah les mystères des réseaux nous étonneront toujours, mais pensons tout de même qu'avant d'être des comptes nous sommes aussi des personnes.





3 - L'exhibition des faux complexés


Bon ! Ne jetons pas la pierre hein ! L'exhibition fait partie des réseaux que nous le voulions ou non. Dès l'instant où nous créons un compte nous sommes d'une manière ou d'une autre ou exhib ou voyeur, ou les deux. Nous nous devons de respecter l'expression personnelle de chacun, oui. Mais, lorsque je vois ces messieurs et dames X poster leurs plus belles tenues d'Eve, c'est le discours qui les accompagne qui me fait sourire. Vous savez le genre : "je poste cette photo parce que je n'aime pas mon corps mais je suis engagé à m'aimer et montrer un message fort". Non messieurs et dames X, pas à nous, vous montrez vos corps parce que vous en avez envie point. Pourquoi devriez-vous forcement justifier le fait de poster 300 stories de vos abdos saillants huilés, dans votre lingerie la plus fine, le tout cambré contre votre armoire Ikea de votre salle de bain ? J'ai beau faire un effort mais le discours du complexé pudique qui s'assume, on y croit moyen. Si nous souhaitons autant diffuser la nudité de notre corps, pourquoi la vêtir ainsi de cette fausse pudeur ?



4 - La mise en lumière du fan club contrefait


Je pourrais vous faire tout un article sur le narcissisme en puissance que nos réseaux nourrissent, tant la culture de l'égo est inspirante. Cependant, comme je le dis toujours, il faut de tout pour faire un monde et n'oublions pas que nous avons tous en nous une part de ce que nous critiquons chez les autres. Mais, il est parfois amusant d'observer ces Instagrameurs qui partagent le nombre de likes reçus, le seuil d'abonnés qu'ils ont dépassé mais aussi leurs messages privés témoignant de l'interêt qu'on leur a porté. Mon esprit optimiste a sincèrement envie de croire en leur bonne volonté "du partage", mais je dois admettre que je me questionne souvent sur la démarche et la finalité de tout ça : Pourquoi chercherions-nous à partager systématiquement l'intérêt ou l'attention que les autres nous portent ? Et parfois ne serait-il pas plus noble d'accepter la gentille attention que l'on nous offre comme un cadeau, sans forcement devoir la véhiculer comme un trophée ? Bien entendu, tout est relatif et l'intérêt n'est pas de voir le mal en cela, mais bien de s'interroger sur ce système répétitif de considérer ses abonnés comme des "fans".




5 - La fausse innocence dont personne n'est dupe


Ça y est, nous y sommes, ce moment où je vais vous parler de ce qui je le reconnais m'exaspère le plus. Je parle ici de ces personnes qui désirent exhiber leurs attributs (libidos) sur les réseaux mais n'ayant pas tout à fait les "couilles" (c'est le cas de le dire) d'assumer leurs ambitions du moment. Ils préfèrent trouver un futile prétexte, une couverture qui dissimulerait selon eux efficacement leurs intentions. Je ne sais pas ce qui m'interpelle le plus, ce besoin systématique de tout sexualiser ou le fait de ne pas tout simplement l'assumer. Après tout, le sexe fait vendre c'est bien connu. La nudité, le corps, le désir c'est attrayant, c'est beau, ça serait triste voire hypocrite de le nier et le critiquer. Combien de fois j'ai moi même liké ou apprécié le caractère sexuel d'une photographie. Mais dans ce cas, pourquoi ne pourrions-nous pas assumer pleinement tout ce que nous sommes et aimons diffuser ? Car, si monsieur X prend en photo ses grandes jambes poilues écartées et nous fais gracieusement part de son entre-jambe au premier plan pour présenter son Evian pixélisée en second plan, j'ai tendance à douter que ce cadrage soit anodin. Évidemment, nous sommes libres et avons le droit de poster tout ce que nous désirons, mais pour ce qui est de la couverture il va falloir peut-être creuser encore.


6 - Les donneurs de leçon illettrés

Les coups de gueules sur les réseaux ? Oui pourquoi pas. Instagram ne doit pas se résumer au paradis du fake, des vacances parfaites, des couples goal fit et de la mode so fashion. Exprimer nos opinions, c'est aussi faire vivre le réseau et permettre de faire avancer les choses ou tout simplement se défouler. Mais pitié comment prendre au sérieux ces messages truffés de fautes d'orthographes ? Et lorsque je parle de fautes, je ne parle pas d'oublier un petit S ou d'occulter de mettre le bon accent, mais bien d'énormités telles que : " les gens ne voyent pas ce qu'ils croivent", mais encore les fameux "comme même" ou bien ces merveilleux "j'ai terminer de chanté". Alors non, pas besoin de se moquer du niveau de chacun, mais reconnaissons tout de même que nous pouvons tous faire un petit effort, le message n'en sera que plus réceptif et Molière n'en sera que plus reposé #RIP


7 - Les nouveaux convertis du TikTok


Pas question d'attaquer Tiktok. Tiktok est ce qu'il est et a la chance de trouver sa communauté. Et pour tout vous dire je plaide coupable, car j'ai déjà eu le plaisir d'en faire quelques-un (ok beaucoup). Mais depuis quelque temps, et ce n'est pas le confinement qui va nous contredire, j'ai constaté qu'Instagram est devenue LA nouvelle vitrine des Tiktokeurs. Alors oui, c'est cool et marrant de voir la créativité des gens s'exprimer, oui c'est fun et sympa de voir autre chose sur nos Insta et de mélanger un peu les concepts de chaque réseaux. Mais, avec un peu de recul, si Tiktok et Instagram sont deux réseaux bien distincts c'est qu'ils ont peut-être chacun leur propres cibles. Alors deux trois videos ne font pas de mal, mais lorsque ça devient 38 videos par jours de Tiktok dans des stories Instagram et qu'en plus ils sont bien souvent mal exécutés ou sortis de leur contexte, on peut comprendre que certains puissent être un peu soulés...bon je vous laisse j'ai un challenge danse à réaliser.




8 - Les concours de bellâtres

Je ne vais pas me faire beaucoup d'amis car oui nombreux sont ceux qui aiment participer à ces concours de votes de portraits ou plutôt de beauté et il n'y a rien de mal à cela. Qu'y aurait- il de si agaçant me demanderez-vous ? Je ne saurais par où commencer : peut-être le fait que nous prétendons que la beauté est relative et ne devrait pas avoir de critères ? Que nous devons avancer dans cette société qui jugent l'apparence et que pourtant, nous contredisons certaines de ces valeurs en se précipitant dans ce genre de jeu dit "anodin" ? Peut-être parce que ce seront de toute façon toujours les mêmes qui gagnerons ? Demandez-leur un portrait, ils vous enverrons leur corps à moitié nu pour optimiser leurs chances de gagner. Et gagner quoi justement ? Y a-t-il un lot à gagner ? Même pas. Alors les questions que j'aurais à poser sont : qu'est-ce que participer à ces concours de votes nous apporte concrètement ? Avons-nous tant besoin de la validation des autres pour se sentir désirables ou beaux ? Et que ressentent ceux qui ne gagneront jamais ? Souvent obligés de quémander à tous leurs amis des votes pour ne pas perdre la face dans un concours où ils ne gagnerons de toute façon, qu'un pourcentage sous leur photo. Ne sommes-nous pas quelque peu contradictoires face au monde que nous souhaitons voir tant évoluer et nos jeux superficiels que nous aimons pourtant alimenter ? Rien de méchant, mais c'est peut-être à creuser non ?



9 - La team des geignards insatisfaits

Nous arrivons ici à un spécimen qui je l'avoue me fascine beaucoup. Souvent égoïste, parfois pessimiste, mais pas bien méchant. Il peut nous arriver de tomber sur leurs stories surprenantes et j'ai pour cela le meilleur exemple pour vous illustrer cette team : le cas coronavirus. Nous avons pu constater avec cette pandémie, que beaucoup ont perdu des membres de leur famille, que de nombreux cas n'ont cessé de croître, que nos hôpitaux sont dépassés et que bien-sûr cela a dû engendrer pour certains plus que d'autres beaucoup de drames et d'angoisses. Alors, comment pourrions-nous être empathiques envers ces autres personnes en parfaite santé qui se prétendent si malchanceuses et pleurent ouvertement de rater leur petites vacances d'été bobos, pendant que d'autres perdent la vie. Ces mêmes personnes que vous voyez courir entre copines sans masque lorsque que nous les supplions de rester chez elles pour le bien d'autrui. Évidemment, nous avons tous à notre échelle notre conception du malheur. Mais constater autant d'individualisme sur des plateformes dans lesquelles nous avons le pouvoir de véhiculer des messages au monde, c'est peut-être un peu maladroit voire irrespectueux. Mais bon, qui sommes nous pour juger ?



10 - Ceux qui critiquent les stories des autres


Et oui, car au final, qu'importe ce que nous postons, nous serons critiqués et lorsque nous critiquons, cela ne nous dispense pas de l'être en retour...

234 vues4 commentaires